On connaissait le logo « déconseillé aux femmes enceintes » sur les bouteilles d’alcool. Courant année 2009, un logo comparable devrait être apposé sur certains produits cosmétiques dont l’utilisation est jugée risquée pendant la grossesse.
Dés 2005, les signaux étaient au rouge
Septembre 2005, Greenpeace publie un rapport intitulé « Toxique en héritage ».Ce rapport révèle les résultats d'analyses de sang prélevés sur des femmes enceintes et des prélèvements de cordons ombilicaux. Les résultats prouvent que les substances chimiques industrielles, présentes dans le corps de la future maman, franchissent la paroi placentaire et contamine le fœtus.
Fin novembre 2008, Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la santé, annonce la mise en place courant 2009, d’un logo « déconseillée aux femmes enceintes et jeunes enfants », qui sera apposé sur les cosmétiques « reprotoxiques », c’est-à -dire toxiques pour la reproduction. L’enjeu est de taille, et les chiffres éloquents. On estime en effet qu’un homme d’aujourd’hui produit moitié moins de spermatozoïdes que son grand-père ! Sans compter la hausse alarmante des cas de stérilités, des cancers des testicules chez l’homme jeune ou des malformations génitales.
Des risques d’infertilité à l’âge adulte
De nombreuses substances chimiques, qui nous entourent, sont susceptibles de perturber le fonctionnement hormonal. On les appelle les perturbateurs endocriniens. Parmi elles, les phtalates que l’on retrouve dans de nombreux produits de tous les jours, et notamment les cosmétiques. On les soupçonne d’agir par exemple sur les fœtus masculins, entraînant des risques d’infertilité à l’âge adulte...Voilà pourquoi il est urgent que les femmes enceintes soient sensibilisées à ce sujet, et évitent d’employer certaines crèmes, parfums, shampooings ou colorations pour cheveux susceptibles d’avoir des répercussions sur la santé de leur enfant. Une grande campagne devrait être lancée cette année par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé afin d’informer le grand public. Il ne s’agit évidemment pas de tomber dans la psychose mais d’appliquer un principe de précaution… au moins jusqu’à la conclusion des multiples études scientifiques actuellement en cours ou en projet.
Les cosmétiques bio pendant la grossesse : un gage de sécurité
En attendant d’en savoir plus, reste à adopter la solution la plus sûre : l’utilisation de produits cosmétiques labellisés bio. Ils sont garantis sans produits chimiques et conservateurs potentiellement nocifs. Nos marques préférées : Weleda (un des pionniers), Cattier, Pranarôm, Essential Care, Douce Nature (très abordable)…
C’est aussi l’occasion de revenir aux basiques, naturels et indétrônables : huiles végétales, beurre de karité, eaux florales, savon d’Alep…
Mais de manière générale, c’est tout un mode de vie qui est à revoir. Pendant sa grossesse, une femme se doit de se protéger au maximum de tous les polluants qui l’entourent. Quand on sait que ceux-ci sont partout, ce n’est pas une mince affaire. Mais, pour y arriver, cela passe parfois par des gestes tout simples qui doivent devenir des réflexes: aérer régulièrement son intérieur, ne pas fumer, manger de préférence des fruits et légumes bio, éviter tous les travaux de peinture, ne pas employer de produits ménagers industriels… Autant de bonnes habitudes qu’il ne faut évidemment pas oublier une fois que bébé est né.
A télécharger : le guide WECF - Protéger les femmes enceintes en évitant les substances toxiquesÂ


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