Et si les bébés étaient sensibles à la qualité de l’air, même avant d’être nés ? C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs suisses. Selon eux, l’air que respire la future maman a des conséquences sur la santé du bébé qu’elle porte.Â
Les dégâts apparaissent à l’âge adulte
Les fœtus dont les mères habitent dans des zones polluées ont une fréquence respiratoire plus importante que ceux dont les mères sont moins exposées (48 respirations par minute au lieu de 42). Voilà ce que démontre une étude suisse, qui met aussi en avant le risque accru d’inflammation de leur système respiratoire. En cause : des particules nocives qui passeraient dans le sang du futur bébé, et un apport moindre en sang vers le placenta. Cette étude, qui portait sur trois indicateurs précis (taux d’ozone, taux de dioxyde d’azote, et nombre de particules en suspension dans l’air) n’est pas la première à aller dans ce sens. Dès 2005, Greenpeace confirmait déjà que des substances nocives jugées dangereuses étaient présentes dans le sang du cordon ombilical*. Aujourd’hui, on sait aussi que le fœtus, même dans le ventre maternel, est soumis à toutes sortes de pollutions. Car, rappelons-le, le futur bébé partage tout avec sa mère, le pire comme le meilleur !Les substances nocives (phtalates, formaldéhyde, bisphénol A, benzène, toluène...) absorbées par le petit être humain en formation auront des conséquences immédiates sur sa santé mais également à long terme, avec notamment deux risques majeurs à l'âge adulte: cancer et infertilité !
La grossesse: une occasion en or pour changer nos habitudes
Au risque « d’enfoncer des portes ouvertes », commençons par rappeler que le fœtus ne doit pas être exposé à ...la fumée de cigarette !! Si la future maman est exposée au tabagisme passif, le fœtus le sera aussi. Et son périmètre crânien, sous l’effet de l’exposition au benzène (contenu dans la fumée), risque d’être plus petit. En août 2007, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (Afsset), recommandait même aux femmes enceintes de ne pas se lancer dans des travaux de peinture dans la chambre de bébé, à cause des « risques sanitaires potentiels liés à l’utilisation de produits contenant du propylène glycol ». A moins d’utiliser, pour préparer la chambre du bébé, des peintures dites naturelles, sans solvants.
Mais pendant la grossesse, il est également déconseillé d'utiliser :
- les parfums d'ambiance (bombe désodorisante, diffuseur électrique,...)
- les insecticides
- les pesticides
- les produits ménagers classiques
Pour faire le ménage, choisissons des produits d’entretien écologiques (détergents, lessives…) et les méthodes de grand-mère (jus de citron, vinaigre, bicarbonate de soude et savon noir).
Une règle à retenir : si nous, adultes, sommes plus ou moins résistants à tous ces toxiques, nos futurs bébés, eux, ne le sont pas du tout !!
L’arrivée d’un nouvel enfant est donc l’occasion d’adopter de nouvelles habitudes, meilleures pour notre santé et pour l’environnement, et de les conserver ensuite..!
*Rapport de Greenpeace « Toxique en héritage » - septembre 2005


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