Vous êtes très vigilants sur l’alimentation, la croissance, la santé et l’éveil de votre bébé. Son sommeil nécessite tout autant d’attention. Comme apprendre à marcher, parler, être propre, apprendre à bien dormir est tout aussi primordial, pour aujourd’hui et pour la vie future de votre enfant. Voici comment l’aider dans son apprentissage.
Comment puis-je aider mon bébé à s’endormir le soir?
Respectez ses rythmes autant qu’il vous est possible de le faire. S’il frotte ses yeux, chouine, a le regard vague et baille : il a sommeil, couchez-le sans tarder. Ayez des horaires fixes pour le coucher, sur lesquels son rythme va pouvoir se «caler». Respectez ces horaires même si mamie est venue vous rendre visite, même si papa n’est pas encore rentré du travail, même si c’est les vacances, etc… Votre bébé est en période d’apprentissage, il faut perturber le moins possible cet apprentissage (vous nous remercierez ensuite !). Évitez tout ce qui peut créer une dépendance à l’endormissement : peluche musicale, mobile, sucette (sauf s’il sait la rattraper tout seul dans son lit), etc… bref, tout ce qui nécessite une intervention de votre part. Avant de le coucher, passez un peu de temps avec votre bébé, surtout s’il ne vous a pas vu de la journée. Une fois qu’il aura sa « dose » de contacts et de câlins, il essaiera moins de vous retenir près de lui au moment du coucher. Instaurez un petit rituel, court, au moment du coucher : histoire, câlin, bisous, berceuse, etc… Consacrer un peu de temps au coucher de votre bébé, pour qu’il n’ait pas l’impression que vous vous « débarrasser » de lui, sans vous éternisez pour autant. Évitez les « bagarres » et autres batailles de chatouilles avant de coucher votre bébé, ce n’est pas le moment de l’exciter, mais au contraire de préparer son endormissement (hein papa ?).Comment puis-je aider mon bébé à se rendormir la nuit?
- Ne le réveillez pas la nuit, même s'il a dépassé l'heure du repas, si vous voulez vérifier l'état de sa couche, etc…
- Si vous allez le voir, n’allumez pas la lumière (ou seulement celle du couloir par exemple)
- Évitez de le prendre dans les bras, sauf si vous devez le nourrir bien sûr.
- Après lui avoir donné à manger, évitez de lui changer sa couche, cela finirait de le réveiller totalement.
- Et, en règle générale, évitez de le nourrir s’il a passé le cap théorique des 3 mois + 5kg: il n’est plus vraiment censé manger la nuit.
- Parlez-lui tout doucement.
- Ne le grondez pas, soyez extrêmement rassurant.
Il ne fait toujours pas ses nuits, je craque !
Nous partons toujours du principe que votre bébé a passé le cap où il peut "tenir" une nuit sans manger, cela va de soi. Il y a des parents qui résistent mieux que d'autres aux nuits en "pointillés". Mais chacun a ses limites, sa propre résistance à la fatigue, ses propres seuils de tolérance. Si vous êtes épuisés, irritables, que votre vie de famille et votre vie de couple en pâtissent, ne laissez pas la situation s'envenimer, dans l'intérêt de tous. Si vous avez impérativement besoin de dormir davantage, deux options s’offrent à vous :
La fermeté
Parlez à votre bébé, avec douceur mais fermeté, au moment du coucher. «Cette nuit, si tu te réveilles, tu dois te rendormir tout(e) seul(e). Ton papa (ta maman) et moi, nous sommes juste à côté, dans notre chambre, tu n’as pas à avoir peur. La nuit, c’est fait pour dormir, pas pour faire des câlins ou pour jouer». Il y a peu de chances pour que ça fonctionne du premier coup. Quand il vous appellera la nuit, allez le voir et répétez-lui ce que vous avez convenu : «Je suis là , juste à côté, je t’aime, mais maintenant tu dois te rendormir. La nuit, c’est fait pour dormir». La deuxième nuit, rappelez-lui le nouveau protocole au moment de se coucher, puis quand il vous appellera, laissez-le pleurer un peu avant d’aller le voir. OK, les pleurs, la nuit, paraissent interminables, on vous l’accorde. La troisième nuit, laissez-le pleurer encore un peu plus longtemps avant d’aller le voir. Et ainsi de suite, jusqu’à ne plus aller le voir du tout. Logiquement, au bout d’une semaine, le problème devrait être réglé. Cela va probablement vous sembler la semaine la plus longue de votre vie. Il est essentiel que les deux parents soient tout à fait en accord sur la marche à suivre : si l’un craque, l’autre devra être en mesure de le soutenir. Il est souhaitable également que les deux parents se relaient pour se lever et aller porter la «bonne parole» à votre bébé. Les papas, d’ailleurs, sont souvent plus fermes et plus efficaces pour ce genre de choses. Le secret de la réussite, c’est que vous soyez absolument convaincus et convaincants. Si vous n’êtes pas vraiment sûrs de ce que vous faites, votre bébé va le sentir. Quand tout sera réglé, vous pourrez féliciter votre bébé pour l’effort qu’il a fourni et lui dire que vous êtes fiers de lui. Par la suite, il y aura probablement des "rechutes" (même s'il ne s'agit pas d'une maladie !). A chaque grande étape du développement de votre bébé (marche, propreté, parole, entrée à l'école, naissance d'un petit frère...), il pourra avoir le sommeil perturbé. Parlez avec lui de ce qui le tracasse, passez un peu plus de temps avec lui en journée, pour résoudre le problème qui perturbe ses nuits. Si cela ne suffit pas, rappelez-lui le principe "La nuit, c'est fait pour dormir. Rassure-toi, nous sommes juste à côté, tout va bien". Tout devrait rentrer dans l'ordre assez vite, si vous avez identifié et pris en compte ce qui perturbe les nuits de votre bébé.Le cododo ou lit partagé
C’est la deuxième option pour retrouver des nuits paisibles, choisie par beaucoup de parents, même si cette décision n’est pas toujours très assumée (encore mal perçue en France). Il s’agit de faire dormir votre bébé avec vous, dans le lit parental. Certains parents dorment beaucoup mieux ainsi. D’autres ne dorment que d’un œil, mais préfèrent cela au fait de se lever plusieurs fois par nuit. Si les deux parents sont d’accord, le cododo peut être une solution. Aucune contre-indication à pratiquer le cododo, si on respecte certaines règles :- Pas de cododo si un des parents a bu de l’alcool, pris des drogues ou des médicaments pour dormir. Dans ce cas, il peut ne pas être en mesure de se réveiller instinctivement s’il écrase ou étouffe le bébé.
- Pas de matelas mou dans lequel le bébé peut s’enfoncer.
- Pas d’oreiller ni de couverture sur ou à proximité du visage du bébé. Il est préférable que chaque parent ait sa couette ou sa couverture individuelle et que le bébé lui, soit dans sa turbulette ou vêtu d’un surpyjama.
- Veiller à ce qu’il n’y ait pas de possibilités de glissement et coincement du bébé entre des parties de la literie.
Bonne nuit à tous !


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